Immobilier : l’ancien a mieux résisté que prévu en 2013

Début d’année rime avec bilan d’activité. L’immobilier français comme tous les secteurs économiques subit de plein fouet la crise. Pourtant l’année 2013 révèle que l’immobilier ancien a été moins touché qu’escompté, soutenu par des taux d’intérêts très bas. Les grands réseaux d’agences livrent les premiers chiffres avec une surprise : à Paris, les prix baissent pour la première fois depuis 10 ans.

Activité soutenue par les taux bas du crédit

En 2013, l’immobilier a profité du niveau exceptionnellement bas des taux d’intérêts. Cette situation a permis de limiter les dégâts et d’empêcher à l’activité de sombrer. Elle a en parallèle soutenu les prix et privé le marché d’une correction attendue. Selon le réseau Century 21 (900 agences), le prix moyen sur l’ensemble du territoire affiche un repli de 1,8%, soit un mètre carré qui s’établit en moyenne à 2 568€ (3 428€ pour les appartements et 2 026€ pour les maisons).

Pour le réseau Guy Hoquet, la baisse est chiffrée à 1,6%. Ce recul est dans la continuité du -1,9% enregistré en 2012. Le montant médian des transactions est stable à 201 320€. Le niveau est équivalent à celui de 2010 avant l’embellie observée en 2011. Pour les deux réseaux, les résultats sont meilleurs que les pronostics : Century 21 voit le nombre de ses transactions refluer de 3% là où un repli de 5% était craint, tandis que Guy Hoquet augmente le volume des ses ventes de 4%.

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Baisse sensible à Paris

L’ajustement est plus sensible à Paris où le prix moyen du mètre carré a baissé de près de 4% en à un, soit 8 190€/m2 (selon Century 21). C’est une première en 10 ans que le marché parisien corrige plus nettement que la tendance nationale, faut-il y voir le signe que le marché se raisonne ?

Guy Hoquet observe en revanche une stabilité des valeurs parisiennes. Rien d’étonnement puisque le réseau est absent du segment haut de gamme, celui qui aura précisément été le plus affecté par la baisse des prix.

Annoncée pour de nombreux courtiers en crédit, une remontée des taux aurait un impact direct sur le niveau des prix, entraînant par ailleurs une chute des volumes. 2013 a montré que les pronostics sont toujours aléatoires.

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